EAC Team Trail Aventure

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CR : mon cr Ultra les templiers

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Je n’ajouterai rien jusqu’au départ sur le CR de MICKA, hormis le fait qu’il a oublié de préciser que lui, c’est au « rouge » qu’il décide de finir sa prépa (ça c’est fait…)

Levé donc 2h30, objectif 3points UTMB, finir pour ne pas s’inscrire au Trail du tour du canton

donc départ en musique et avec les fumigènes, tranquille jusqu’à la première côte, ou tout le monde se met à marcher. Plus de 400m D+, puis singles sympa en forêt. Première surprise, certains sont sans frontale, voir avec torche à la main. Cela s’avère super dangereux, car nous sommes loin de sentiers super roulant. Arrive la première descente, les pierres sont glissantes et de nombreux traileurs chutent, prudence donc. Nous cheminons vers le premier ravito que je zappe, trop de monde, impossible d’accéder. Je devrais être prudent car le suivant est dans 25 bornes et à l’allure, cela représente quelques heures. Montée vers les ruines d’un château éclairées  Re 400D+, et j’ai déjà les cuisses dures. La laryngite que je traine depuis 10 jours ne m’a pas laissé en grande forme, et j’ai des bouffées de chaleur. Il va falloir gérer, et je me fixe déjà des points d’étape. D’abord les 25 km (le quart du parcours…). Puis seconde descente, caillouteuse, les pierres roulent, impossible de se lâcher même si le jour se lève, direction le premier tiers de course.  Contrairement à la météo promise sur Météo France, le ciel est couvert, la bruine nous accompagnera toute cette journée. 

C’est parti pour la troisième montée, sans doute la moins dure, puis atteindre le ravito. Il était temps, je suis presque à sec.5h58 de course. Un arrêt rapide, et c’est reparti pour la 4ème ascension, qui nous emmènera au point culminant (900m). Je mettrais 2heures pour rallier le point suivant (8km…).mais je viens de passer la moitié de la course. J’attaque la 5 ème côte qui je l’espère nous amène sur un parcours plus roulant sur une 12aine de kms. En haut je fais un arrêt « Chaussettes sèches+nuk » mes pieds me font souffrir, et ça fait un bien fou. Le tracé n’est pas si roulants, singles alternants montées descentes certes courte, mais pas de quoi trouver un bon rythme de croisière. Re 2heures mais pour 13 km.  Nouveau ravito, pas très faim , je recharge en eau et repars.  Les paysages sont magnifiques, mais je n’en profites pas vraiment, le vent souffle très fort.

Descente caillouteuse vers LA ROQUE, magnifiques villages et vieilles pierres. Allez les ¾ sont fait .12h24 de course, les moins de 17 heures s’éloignent . Un arrêt un peu plus long, besoin de souffler. Plus que 2 montées , je sors du village, traverse le pont et …un mur sur près de 500mètres puis cela redeviens plus facile . je fais encore quelques km et m’arrête pour sortir la frontale avant la descente, descente donc puis un single qui me semble durer une éternité. Pourtant seulement 2km . il est souvent en devers, alterne plat, courte descente raides, marche de 2-3mètres , bref nous sommes une quinzaine à nous suivre à un rythme peu soutenu. Je profite du retour sur la route à Massebiau, pour courir, traverser le pont et attaquer la dernière montée, et quelle montée… celle qui nous avait amenée à l’antenne dominant Millau. Je double 2-3 coureurs à la dérive, cela fait un bien fou, et j’ai semé les coureurs que je côtoie  depuis près de 5 heures. 2 autres  me demandent si on a pas loupé le dernier ravito. Montée raide, quelques « marches de pierre, puis un sentier roulant cette fois ( ça fait un bien fou…) jusqu’à la ferme Lecade. Je suis en avance de 40mn sur le circuit de replis. Les retardataires ne feront pas la course complète. Je suis rassuré car depuis 3 heures je suis dans l’incertitude.  Ravito , je rempli la poche à eau , je connais la descente et ne sais pas combien de temps je vais mettre jusqu’à l’arrivée. Je repars et profite donc des 3-4 kms de roulant jusqu’à « la » descente. Une rafale de sms ( ça capte pas terrible dans le coin , et donc tout se débloque en altitude) je décide de les lire, c’est bon de ne plus se sentir seul au monde ( merci à Fred, Seb, Oliv…).Et sans doute celui que je trouve le plus juste à ce moment , celui d’Eric dans le texte : « 100kms avec un terrain pareil, c’est plus du courage, c’est de la maladie mentale »

Ma montre me lâche, plus de batterie ( autonomie 18h….vivement une suunto…) tant pis . Le coach m’appelle, super, il s’inquiète car le suivi n’indique pas mon passage au dernier point. Petite discussion, il m’encourage, plus le moment de craquer. Enfin la dernière descente, de la terre, des marches de 70 cm je me retrouve 2 fois par terre, mais je m’engage. Il faut en finir. Le single serpente, puis remonte pour passer la grotte. Pas de soucis de balisage dans le noir est super. Je descends , c’est dur mais j’entends le speaker . d’un coup la pente s’adoucit, et j’allonge tant que je peut. Ne pas me faire rattraper par les fous furieux qui crient de joie à l’approche de l’arrivée. Ça y est, trois marches en bois ( sur lesquelles je butte et manque de tomber..) puis une pancarte : dernière montée , au moins 2 m d+…..

Je passe la ligne et Eric m’accueille. Merci à toi d’être revenu( et bravo pour ta perf). Ça y est 3 points Utmb, mais suis-je au niveau ?

Voilà c’est fait , un trail dur , technique et peu roulant ou la prépa  la grande forme et un mental d’acier sont essentiels.

 Bravo à Micka pour son « exploit » . Des paysages et des vieilles pierres superbes.

Merci à tous de nous avoir suivi et encouragé

Quelques enseignements : une distance ou l’expérience est essentielle, elle ne se domine pas si simplement. Le matos super important ( je suis super content des bâtons que m’a conseillé Will , et de ma frontale )

Un CR sans doute très différent de celui du champion, mais sûrement plus proche de la réalité des ¾ des coureurs.  A très bientôt avec un moral regonflé…

 

Sylvain



06/11/2013
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